Une histoire pas si belle que ça... (chapitre 4)

La voiture roule. Avale les kilomètres qui me séparent de lui à une vitesse folle. C'est moi qui suis au volant, et pourtant j'ai l'impression de ne rien contrôler. Une force irrépressible, une curiosité insoutenable, un désir trop longtemps contenu semblent me pousser vers l'homme que j'ai tant convoité en si peu de temps.

**AMOUR !**

Un mot qui ne cesse de se répéter dans ma tête, sans que j'en ai vraiment conscience. Pourtant il est bien là, omniprésent, et de plus en plus fort chaque seconde où je me rapproche de l'Inconnu. Je me mets à ressentir une sorte d'angoisse. Pourquoi ce mot? Pourquoi ce soir? Pourquoi pour ce Clément que je ne connais même pas? J'ai l'impression de ne plus être moi-même; je me dirige avec une impatience grandissante vers une chose que j'ai toujours cherché à fuir. Ce que je ressens est hors du commun; la peur, l'envie. deux sentiments diamétralement opposés. Deux sensations qui pourtant me poussent vers un lieu qui me terrorisme et m'attire profondément. Deux mondes dans ma tête qui s'entretuent habituellement cohabitent désormais en parfaite osmose; créent chez moi une nouvelle vision de...

**AMOUR !**

Encore et toujours. Et durant une dizaine de minutes qui me semblèrent aussi longues que l'éternité, je ne pus le faire disparaître. Heureusement, j'arrive maintenant près de notre lieu de rendez-vous. J'essaie de l'apercevoir au niveau de l'entrée du club, mais en vain. Je descend de la voiture; je sens très nettement mon coeur battre. Je marche, lentement. Mes yeux regarde dans tous les sens, je semble ne plus pouvoir les contrôler. Ma marche s'accélère en même temps que le rythme de mon coeur, je semble ne plus pouvoir me contrôler.

**AMOUR !**

J'entre facilement dans le club, j'y suis un habitué. A peine à l'intèrieur, une mains vient se poser sur mon épaule. Elle est douce, délicate, affectueuse. Je ne me retourne pas tout de suite. Pour l'instant, je ne fais qu'apprécier la douce onde de bonheur qu'elle me transmet. C'est une vraie tempête de sentiments dans ma tête. J'ai tellement envie de me retourner. Mais je suis si bien maintenant que je n'ai aucune envie d'y mettre fin. La main vient ensuite glisser le long de mon bras; je frissone. Elle vient se poser sur ma hanche, puis la deuxième la rejoint sur l'autre hanche. Une déferlante d'excitation m'envahit lorsque je sens ses doigts effleurer ma peau. Une chose si simple qui donne tant! Puis son étreinte s'intensifie. Son torse dans mon dos, son souffle chaud dans mon cou, ses mains qui redescendent juste entre mon boxer et mon jean... ses lèvres embrassant ma nuque. Je me sens défaillir tant le plaisir déferle en moi...

- Nous allons attendre un peu avant de coninuer, me murmure-t-il d'une voix suave.

Il arrête alors tout ce qu'il avait entrepris et m'entraîne vers la sortie. Il me fait monter dans sa voiture, démarre le moteur, nous nous mettons en route...
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 21:58

Une histoire pas si belle que ça... (chapitre 3)

Cette nuit, je n'ai pas dormi. J'ai repensé des heures durant à ma fin de soirée. Pour la première fois, je n'avais pas pu m'assouvir, aller au bout de mes envies. Et croyez-moi elles étaient nombreuses ce soir-là. Je me suis d'abord posé une multitude de questions. Des questions qui me torturaient littéralement l'esprit. Des questions qui rongeaient ma conscience comme le feu agit sur la paille. Oui, comme la paille toutes mes convictions étaient en train de partir en fumée. Tout le désir que j'avais accumulé au fur et à mesure de la soirée passée n'avait pu être assouvi. Ces envies me consummaient de l'intèrieur. Elles atteingnaient tout mon être et je les ressentais plus que jamais. Je n'en pouvais plus et décidai donc de me combler tout seul. Lorsque ce fut fait, sans que j'en retire le moindre plaisir, une nouvelle vision s'offrit à moi. En fait, une chose manquait.

Mon réveil affiche déjà 10:55 et elle n'est pas encore là. Ce n'est pas normal. Oui, la souffrance, la honte et le mépris de moi-même que j'éprouve après les coups d'un soir n'est pas là; une fois tout le désir évacué, je m'étais senti bien. Sensation qui me fait défaut depuis bien longtemps. Sensation que je retrouve. Ca fait un bien fou. J'ai presque l'impression de me découvrir complètement. J'appréhende un nouveau moi. Un moi bienheureux. Un moi qui ne se détèste pas. Un moi fier de lui. C'est une fierté étrange d'ailleurs, car en y repensant, si l'inconnu n'avait pas tout arrêté, moi je serais allé jusqu'au bout de ce que je désirais. Ca n'avait pas été le cas, et maintenant je suis plus que reconnaissant envers cet homme. J'ai l'impression de lui devoir tant de choses. C'est en repensant à lieu que je me souviens qu'il m'a laissé un papier.

Je le déplie soigneusement. A l'intérieur, je découvre un nom, un numéro de téléphone portable, un lieu et une heure :

"Retrouve-moi demain comme hier aux alentours de la même heure,
Clément.
06.96.42.09.41."

Je suis un peu bouleversé. Je perds pied même à la lecture de ce simple petit bout de papier. C'est si... nouveau pour moi. Je ne sais vraiment pas quoi faire. Pour la première fois de ma vie certainement, un homme m'attends, espère me revoir. M'invite à le rencontrer. A partager plus qu'un lit avec lui, et même si cela me perturbe, je sais que, ce soir, je serai avec lui. C'est un moment que je redoute terriblement, mais, j'en suis convaincu, qui restera à jamais gravé dans ma mémoire.
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 21:58

Une histoire pas si belle que ça... (chapitre 2)

L'homme est beau. Il me plait, m'envoûte et me fait rêver. Nos corps, si proches l'un de l'autre, ont sur moi un effet euphorisant. A ce moment là, je ne ressens rien d'autre sinon le plaisir et l'envie qui grandissent en moi. Ses mains, baladeuses, le long de mon dos, reviennent caresser mon cou, redescendent vers mes fesses et s'y attardent quelques instants. Sa bouche, sensuelle, vient se poser la mienne, puis vient chercher mon cou pour le couvrir d'un millier de baisers. A mon tour, je le comble de caresses et ma langue finit de faire disparaitre toute once de gêne qui aurait pû exister entre nous. Nos lèvres et mains se calment légèrement pour laisser parler nos corps s'exprimer plus librement. J'ai l'impression de le sentir en moi tant nous sommes proches. J'ai l'impression de ne faire qu'un avec cet homme. J'ai l'impression de vivre pour lui. Nous semblons enflammer la piste de danse de nos joutes charnelles. Mais comme toujours, malgré ce transport qui semble si vrai, je sais d'ors et déjà comment tout cela va se finir... Mais je laisse aller pour l'instant, car je sais que c'est tout ce que je peux faire, je sais que je suis incapable d'arrêter l'inévitable... comme toujours.

Nous sommes dans ma voiture. Une force irrépréssible me pousse vers l'avant, vers chez moi. Mais vers un chez moi si noir. Un avant dont je sais qu'il va encore m'être fatal, qu'il va me faire souffrir. Mais cette envie, elle ne me laisse rien faire pour remédier à ce problème. L'homme à côté de moi me sourit. Il a posé sa main sur ma cuisse, histoire de m'achever, pensais-je. Je ne lui en veux pas, c'est contre moi que je suis en colère. Je déteste mon impuissance à ne pas pouvoir réagir.

Après une dizaine de minutes, nous arrivons devant mon appartement. Mon coeur bat la chamade. Angoisse, envie, peur, désir. Tant de sentiments qui se bousculent dans ma tête. Je gare la voiture. Mon futur amant sort et vient ouvrir ma portière et avant que je n'ai pu faire le moindre geste, me prend pour me plaquer contre la voiture et là m'embrasse fougueusement. Une ardeur impétueuse qui dure... qui dure... qui me fait patienter, qui me broie le coeur... qui me fait trop patienter. J'y mets fin en m'écartant gentiment de lui. Je le prends par la mains et l'emmène vers l'intèrieur. Il me suit sans aucune résistance. Lorsque je gravis les premières marches de l'escalier, je sens mon coeur s'emballer. Nous allons le faire, après tant d'attente et de désir partagé. Après tant d'exitation contenue. Nous sommes devant la porte de chez moi. J'ouvre. Sur le pas de la porte, il se colle à moi pour m'embrasser, encore. Nous allons le faire. Et alors que cette idée m'effrayait deux minutes auparavant, le désir a désormais complètement effacer le seule once de peur qui me torturait. Mais c'est alors que je m'apprêtait à le faire entrer qu'il se sépare de mes lèvres, glisse un petit papier dans ma poche redescend les escaliers.

- Ca n'en sera que plus intense. A demain.

C'est sur ces mots qu'il disparait... Me laissant là, totalement déconcerté par ce qui vent de se passer. Ce n'est qu'après deux très longues minutes qui me semblèrent interminables que je me décide à refermer la porte. Je me déshabille rapidement, me glisse dans mon lit.

Cette nuit là, je n'ai pas dormi...
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 21:57

Mon "premier" réçit : Un histoire pas si belle que ça... (chapitre 1)

/!\ Le personnage principale de cette histoire est homosexuel, homophobes et autres crétins du genre, passez votre chemin =) /!\


Je me réveille. L'alcool que j'ai bu hier soir fait encore effet; j'ouvre avec difficulté mes yeux encore à moitier endormis. Je suis bien chez moi; rien d'anormal. Je me lève lentement et m'avance d'un pas fatigué vers la cuisine. Un café et je retourne dans la pièce qui me sert de chambre. Là, à à peine quelques mètres de moi, dans mon lit, une fome humaine dort. Comme (presque) tout le temps, je ne me souviens pas. Seul le préservatif dans la poubelle me fait comprendre qu'il n'est pas là par charité.

Fidèle à mes habitudes, j'essaie de me remémorer la soirée; rien. Seule cette honte de moi-même, de ne même pas savoir qui est l'inconnu dans mon lit, est toujours présente à me culpabiliser comme si je venais de commettre un meurtre. Et pourtant je continue comme si je me complaisais à me faire souffrir... Je laisse l'étranger finir sa nuit tandis que je me dirige vers la salle de bain. Une fois nu, je me mets à détailler mon corps. Ce corps qui, bien que plutôt bien foutu et enviable, me fait faire tant d'ignominies. Ce corps qui, pour chaque nouvelle nuit, trouve un nouvelle homme avec qui la passer. Ce corps qui, pour tous mes réveils auprès d'un inconnu, me dégoûte. Je prends une douche brûlante, comme pour oublier, me laver de ce mal qui me ronge et qui me
contrains à trouver avec qui passer la nuit, tout le temps.

Ma douche terminée, je reviens vers ce qui me sert de chambre. Stupéfaction. Il n'y a plus personne. L'homme qui était là, il y a dix minutes à peine, a disparus, ses affaires aussi. Je n'ai même pas entendu ma porte se refermer lorsqu'il a quitté mon appartement. Mais cela ne dérange pas plus que ça. Oui, en général les coups d'un soir ne s'éternisent pas. Sauf peut-être quelques uns, plus sensibles ou plus bêtes, qui croient que je pourrais leur accorder plus qu'un soir. Malheureusement je n'ai jamais été capable de donner plus que ça. Encore une chose que me dégoûte de moi-même: cette incapacité à aimer, à se donner plus pleinement, plus sincérement à l'autre. Une incapacité qui me m'empêche d'aimer tout simplement, qui m'empêche de connaître plus que l'étreinte rapide d'un homme qui ne reste pas plus d'une nuit.

J'ai peur de l'amour...
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 21:56

Les Lascars

Voilà, encore les lascards, sont trop MDR !!!

# Posté le jeudi 17 mai 2007 14:44